Assassins

L’amour excessif de la vie est une descente vers l’animalité.
Baudelaire

1968 : « Jouissez sans entrave ! » / 2022 : « Le mâââââsque ! »

1968 : « Il est interdit d’interdire » / 2022 : « Pass McKinsey s’il vous plaît ! »

1968 : « Peace and love » / 2022 : « Emmerdons les non-vaccinés ! »

1968 : « CRS, SS ! » / 2022 : « CRS, au secours ! »

La clef de tout cela ? Ce qui confère à ces apparents paradoxes une impeccable cohérence ? Le matérialisme. La conception de la vie comme simple existence organique. Ces crétins de boomers ne voient pas l’Homme autrement que comme un tas d’organes. Une stricte mécanique. Accoutumés depuis cinquante ans à vivre comme des bêtes, ils ne soupçonnent même plus qu’ils ont une âme. Une valeur immatérielle. Une dignité à défendre. Eux n’ont qu’un corps à défendre — comme ils n’avaient jadis qu’un corps à faire jouir… Tout pour mon corps, tout pour mes organes : voilà le dernier mot de leur « philosophie » de vie. Esclaves de ce matérialisme, les boomers sont disposés à l’observance des protocoles les plus absurdes, à la soumission aux injonctions les plus avilissantes du moment que c’est « pour se protéger ». Se protéger : voilà leur seule occupation. Leur seule ambition existentielle. Voilà leur passion. Chaque jour, chaque heure, chaque minute de leur vie d’animaux domestiques ne consiste qu’à ça : se protéger. Quand on sait que rien de grand ne se fait sans prise de risque, je vous laisse apprécier la grandeur de la France boomerisée… regardez… Vous ne voyez rien ? CQFD.

« Jeune catin, vieille dévote » écrivait Freud il y a un siècle. « Jeune hédoniste, vieux pétochard », lui répond aujourd’hui l’écho. Trajectoire inexorable : c’est la fatalité des matérialistes, d’…

… restons entre esthètes : la suite est réservée à ceux qui savent vraiment apprécier ma plume. Explications :

Ce texte fait partie de l’ouvrage :

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3 commentaires sur « Assassins »

  1. Cher Nicolas, je vous lis depuis longtemps et j'apprécie grandement vos réflexions et vos excellents textes. Ceci dit permettez-moi de trouver que vous y allez fort dans l'amalgame ici. Comme si tous les gens de cette génération avaient les « qualificatifs » que vous leur prêtez… Je ne sais pas pour la France, mais moi qui suis québécois je ne me sens pas vraiment faisant parti de ce troupeau servile et vil… quoiqu'il en soit continuez à nous régaler avec vos passionnantes pensées et analyses si judicieuses et songées. Merci.

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  2. Bien que dans le créneau d’âge, je suis le contraire du boomer. Ces individus me font vomi et et aussi peur. Je les crois capables de tout et du pire. Leurs engeances ne sont pas en reste, comme vous le montrez dans votre. Jusqu’à une date récente je pensais que la France se relèverait, les français ne laisseraient jamais leur patrie tomber dans le caniveau. Force est de constater que j’avais tort. On ne peut rien contre une population qui veut s’autodétruire. Petite précision, je suis née et ai vécu jusqu’à la presque majorité dans un pays étranger..arrivée en août 68, il n’y a agit plus trace du bordel dans les rues. Seulement dans les têtes, où il a prospéré et pris toute la place disponible. Haut les cœurs… quand même.

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