Pur nihilisme

Le Français ne bouge pas contre les confinements. Il ne bouge pas contre sa transformation en bétail à code-barres. Ni en viande à seringue, forcée de se farcir le système sanguin d’une substance produite par l’entreprise la plus corruptrice de l’Histoire (105 condamnations). Le Français bouge, en revanche, et pas qu’un peu, il se précipite pour réélire ceux qui lui ont infligé ça. Cohérence admirable du nihiliste. Pureté cristalline de la pulsion de mort.

Parce que j’ai compris – lentement, âprement, intimement compris – que seul Jésus sauvait, certains me traitent de grenouille de bénitier. Je ne suis pas tout à fait certain de rentrer dans le personnage ; cela dit, à tout prendre, je préfère être une grenouille de bénitier qu’une raclure de bidet.

Quand on voit ce qu’il a fait d’un des plus beaux pays du monde, et son absence rigoureuse de remords – que dis-je, son répugnant contentement de soi, le doute n’est plus permis : le Français des Lumières est la créature la plus abjecte que la Terre ait portée.