Excuses sans remords

Le pervers est friand des excuses sans remords. De ces séquences qui commencent par « Je m’excuse », puis où il vous explique longuement, très longuement, qu’il ne pouvait pas faire autrement. « Je m’excuse, mais je ne pouvais pas faire autrement », c’est une antinomie. C’est le mariage troublant de deux énoncés incompatibles pour rendre l’autre confus, et l’accuser d’être trop exigeant s’il reste clairvoyant et réclame des excuses exemptes d’équivoque. C’est même, à la rigueur, un moyen de le faire passer pour fou, puisqu’après tout la formule « Je m’excuse » a été prononcée. Bref, c’est une injustice après l’injustice. La jouissance perverse est à double détente.

L’immigration n’est qu’un symptôme du vide occidental. Parler de remigration sans vouloir rien changer à la cause essentielle de l’immigration, c’est… parler. Tant que nous serons vides, il y aura un appel d’air : tant que nous ne renouerons pas avec la religion qui a fait l’Occident, une autre religion viendra en remplacement.

Réalité

Certains se demandent si l’intervention américaine au Venezuela vise véritablement la libération du peuple, et non la captation du pétrole. Elle vise les deux – plus la sécurité des États-Unis. Parce qu’on trouve parfois des hommes de bien à la tête d’un pays ; des Bisounours, jamais.

Trump n’est pas l’État profond

Donald Trump est l’antithèse absolue des nihilistes de l’État profond : extrapoler la malfaisance de l’État profond à l’action de Donald Trump relève d’une imbécillité abyssale.

Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi tenaient leur pays d’une main de fer ; ils empêchaient ainsi que se répande le chaos, et que surviennent des souffrances immenses. Leur chute signifierait le début du cauchemar. L’État profond le savait. La suite l’a prouvé.

Nicolás Maduro tenait son pays d’une main de fer ; il répandait ainsi le chaos, et infligeait à son peuple des souffrances immenses. Sa chute signe la fin du cauchemar. Donald Trump le sait. La suite le prouvera.

Les Vénézuéliens sont heureux, et trouvent que Trump c’est mieux que Maduro. Mais d’après les dévots de Maduro, ils ont tous tort. Il paraît qu’on peut définir un dictateur comme celui qui veut faire le bonheur des peuples malgré eux : au moins, les dévots de Maduro sont cohérents.