Poutine voulait négocier. Eux riaient. Alors il a frappé. Et il va désormais renégocier…
Cette stratégie est brutale, certes. Mais elle présente deux avantages :
1) Elle incite le partenaire de négociation à se montrer enfin attentif et sérieux ;
2) Elle révèle les motivations des prétendus « alliés » de l’Ukraine. L’honnêteté de leur défense du peuple ukrainien. Et la sincérité de leur désir de paix…
Poutine, en effet, après cette rouste bien tassée, va proposer à l’Ukraine d’en rester là ; en échange, il exigera que l’Ukraine s’oppose à toute présence de l’OTAN sur son sol. Revendication légitime (quoi qu’on pense de Poutine). Nous verrons bien, alors, ce que l’OTAN décidera. Nous verrons les épaisses brumes de la propagande se dissiper, et se dessiner les traits des vrais fauteurs de guerre. Ceux qui connaissent l’histoire moderne de l’Europe les connaissent déjà : pour comprendre le présent, il suffit de connaître le passé… Il suffit de connaître le discours prononcé en 1917 par le président Wilson, annonçant que les États-Unis seraient le nouvel Empire d’Occident. Il suffit de savoir qu’il y a maintenant un siècle, les États-Unis ont repris à leur compte la stratégie multiséculaire de l’Angleterre visant à empêcher la création d’une Europe continentale forte. Or une Europe continentale unie à la Russie serait une Europe super-forte… Séparer toutes les nations d’Europe de la Russie, après avoir réduit la France puis l’Allemagne à l’impuissance : la stratégie de Wilson fonctionne parfaitement. L’UE, l’OTAN et surtout, surtout, les journalistes incultes et hystériques font des merveilles.