Occidenfant

Si notre époque est invivable, c’est en grande partie parce que les désaccords d’idées dégénèrent systématiquement en conflits de personnes. Il est par exemple impossible au bipède moderne de concevoir que je puisse ne partager aucune idée avec Jane Birkin, et ne pas la haïr. Ne pas la mépriser. Et même, être profondément ému par elle.

Les Lumières, c’est l’esclavage

Certains esprits candides, innocents, optimistes, se demandent jusqu’où peut aller la servitude de l’anthropoïde moderne. Avec quelle facilité les confinements climatiques, restrictions de déplacements et quotas de 4 vols en avion tous les 80 ans seront acceptés par les populations. Ils semblent avoir déjà oublié que le bipède progressiste a accepté d’offrir son corps à l’entreprise la plus corruptrice du monde en échange du droit de boire un café en terrasse (assis). Alors le reste…

Il y a deux ans jour pour jour, j’écrivais « « Une injection, et vous êtes libre. » Qui approuve ce chantage, est prêt pour l’esclavage. » Nous y sommes.

ChatGPT, ou le triomphe de Saint Thomas d’Aquin

Et c’est mon sentiment qu’en faits comme en propos,
La science est sujette à faire de grands sots.
Molière

Foi et raison : le monde d’avant.

Efficience et performance : le monde moderne. Ce monde n’est pas le nôtre. Puisque c’est le monde de ChatGPT. C’est un monde terne, aride, sans tendresse ni beauté. Un monde dur et glacial, qu’a déserté la joie. C’est un monde sans pitié. Sans bonté. Sans charité. Un monde dans lequel ne peuvent se sentir à l’aise que les tarés à tête de logiciel style Laurent Alexandre. Excepté ces maniaques, ces fous de la Raison, ces cervelles sur pattes, inutile d’espérer : l’Homme ne sera jamais à sa place dans ce monde sans âme.

Depuis longtemps, nous le sentons : l’Homme n’est plus qu’un passager clandestin sur le navire Modernité. Au mieux, un galérien… dans les cales, sans lumière… existence d’esclave… Et ce navire fait route vers des terres désolées. Un continent lugubre, irrespirable, horrible. « Un désert rocailleux troublé par des cris aigres » (Baudelaire), rigoureusement hostile à toute vie humaine. Un désert affectif, artistique et spirituel où, atones, hébétés, nous parachèverons notre étiolement absurde. Puis disparaîtrons.

Voilà l’impasse sordide où finit le… la suite bientôt…