
La jouissance du pédophile n’est qu’accessoirement sexuelle : ce qui l’enivre, c’est de détruire, de faire souffrir, c’est d’imprimer l’épouvante sur le visage de l’innocence. C’est d’assouvir pour un instant son fantasme de toute-puissance. Qu’on appelait jadis péché d’orgueil… et qu’on considérait comme le plus grave de tous… mieux que jamais, aujourd’hui, nous comprenons pourquoi… Sans doute fallait-il que Dieu meure pour que les hommes orphelins comprennent enfin ce qu’Il voulait leur dire, et l’amour qu’Il leur portait. « Le triomphe du Diable tient surtout à ce que ceux qui le connaissaient bien ne sont plus là » écrivait Céline, faisant écho à l’avertissement de Baudelaire deux siècles plus tôt, alors que commençait le règne des Lumières : « La plus belle ruse du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas. » Nous ne comprendrons rien à l’horreur progressiste tant que nous refuserons de l’envisager comme le triomphe du Diable. Nous resterons impuissants face à la barbarie progressiste tant que nous refuserons d’en appeler à Dieu. Nous laisserons l’Enfer se répandre tant que nous refuserons de mener le seul combat crucial (c’est le cas de le dire) : le combat spirituel.