8 commentaires sur « Progrès »

  1. Et ce que chacun peut faire, ne pas y participer : « Je n’ai pas la force, tout petit individu que je suis, de m’opposer à l’énorme machine totalitaire du mensonge, mais je peux au moins faire en sorte de ne pas être un point de passage du mensonge » Soljenitsyne.

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    1. Je ne pense pas que Soljénitsyne impliquait une action : résister silencieusement, droit dans ses bottes, est déjà constructif et assez éprouvant comme cela. Il n’y a pas beaucoup de héros dans l’Histoire…
      De toute façon il me semble qu’être est bien supérieur à penser, dire et faire. L’exemple –le modèle– reste la seule manière d’influencer passivement ses contemporains, sans discours, sans débat, sans discussion, sans prosélytisme, sans explications interminables et épuisantes.
      La puissance de l’émulation est considérable, tout le reste n’est que littérature.
      Never explain, never complain et qui m’aime me suive !
      Démonstration littéraire parfaite bien que flippante : la nouvelle « Virata » de Zweig.

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      1. Merci Jacques, mais sauf erreur… en laissant dire les mensonges, sans réagir, en restant silencieux, on ne peut pas ainsi « influencer passivement ses contemporains », il n’y a aucune « puissance de l’émulation ». Ainsi, par nos nombreux silences, on laisse la propagande se propager, s’amplifier, s’ancrer. Nous ne sommes pas un « modèle » ou un « exemple », car personne (ou presque) ne connait notre statut, notre avis sur la question.

        Je n’ai pas de solution face au rouleau compresseur de la propagande. J’ai résisté, j’ai essayé – en m’exposant – à réveiller autour de moi (famille et amis), et le résultat a été… nul (ou presque).

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      2. Yongtai, il me semble que le fait de se poser ces questions et de faire cet ‘examen de conscience’ témoigne amplement de la résistance à la propagande, au mensonge, au rouleau compresseur dont vous parlez. Jacques a très bien dit l’essentiel. Incarner, être, ne pas se trahir, le résultat n’est en tout cas pas nul pour vous-même. C’est uniquement ce sur quoi on a la main et c’est notre responsabilité. Les autres, s’ils veulent rester cons et cautions du mensonge et du mal, qu’ils le restent, chacun choisit.

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  2. Bonjour à tous. Un commentaire au commentaire d’Estelle. Merci pour celui-ci.

    Je suis bien entendu d’accord, mais il y a des limites dans son application quotidienne, spécialement au travail. Avec les collègues, quand je les entends répéter les mensonges entendus à la Sainte Télé, je ne bronche pas et je laisse les mensonges se dire, et se propager, je ne suis pas un point de passage, mais…presque, puisque je ne les combat pas à chaque fois qu’ils se présentent. Sur le lieu de travail, on ne peut pas s’exposer, sauf à de rares exceptions.

    Et en famille et avec des amis, on l’a fait en 2020, 2021, 2022, et on a perdu des relations, parfois de façon irréversible. Pour ceux avec qui on a gardé des relations, on a arrêté de s’opposer aux mensonges systématiquement, pour éviter de ne plus avoir beaucoup de relations.

    Pareil pour vous ?

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    1. Je reposte ma réponse qui semble ne pas passer, désolée donc si ça apparaît plusieurs fois.

      Bonjour Yongtai, c’est vrai que ce n’est pas toujours facile et ne pas être un point de passage du mensonge peut être parfois juste intérieur. C’est déjà ça. Rester aligné avec ses valeurs et ne pas alimenter le mensonge. Mais on peut dire quelques faits sans partir dans de grands discours. Deux exemples cette semaine avec des collègues (qui ne me connaissent pas sur ces sujets je précise, car nouveau boulot): une conversation sur des morts subites chez des gens relativement jeunes (les fameuses coïncidences) et des remarques comme « c’est bizarre quand même », j’ai juste dit qu’on constatait effectivement actuellement une surmortalité, on m’a dit « ah bon » sans renchérir donc je ne suis pas allée plus loin. Second exemple, ils mettent tous des masques parce qu’ils sont tous malades, je dis à une collègue que j’aime bien que ça ne sert à rien, que c’est même nocif et que je peux lui montrer plus d’une centaine d’études l’attestant. Elle n’a plus mis de masque face à moi ensuite. C’est bien peu de choses certes. Par le passé, j’ai beaucoup plus dit puisque j’ai fait partie des « soignants suspendus » pour non-soumission à l’obligation vaccinale. J’ai donc beaucoup perdu, y compris sur le plan relationnel dans les amis et famille d’origine et effectivement, je ne monte plus au créneau commme avant, ne cherche plus à convaincre, épuisée et abîmée par ce que j’ai reçu en retour. Tout ça pour dire que oui, on adapte notre façon de rester debout et de ne pas participer à l’abject.

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  3. Si le passé des derniers siècles a généré la vérole d’aujourd’hui, il est pratiquement impossible dans le contexte actuel de tenir un discours sensé, face à la propagande,aux mensonges, divulgués dès la plus tendre enfance et dont le rôle est de lobotomiser des cerveaux creux, qui se complaisent dans l’unanimisme général et reprennent en choeur le narratif qui leur est servi…..
    Que faire?……selon le lieu, l’entourage,le contexte!…….
    – Ne rien dire, ce qui ne veut pas dire acquiescer…..( surtout dans le monde du travail…)
    – Avoir les les répliques de bon sens, c’est le combat de la Vérité contre l’ignorance….( relations, amis etc…)
    –  » La méthode écossaise »: cette méthode consiste à plaider jusqu’à l’absurde, les thèses libérales et cosmopolites et dont la paternité revient à l’internaute
    du nom de Father McKenzie
    https://fathermackenzie.wordpress.com/

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