Il paraît qu’il y a eu 200 000 morts du Covid aux États-Unis. Que c’est un terrible record. Une catastrophe. Un cataclysme. Une hécatombe.
200 000. C’est le nombre d’avortements en France. Chaque année. Depuis 45 ans… C’est bon ? Vous avez fait le compte ?
Mais je sais. Je sais ce qu’on va m’objecter. J’entends déjà d’ici le chœur des humanistes hurler péremptoirement que ça n’a rien à voir ! Qu’on ne peut pas mettre sur le même plan deux sujets aussi différents !! Que ce n’est absolument, mais alors pas du tout pareil ! Et puis merde, arrête de nous enculer les oreilles avec tes obsessions de catho-facho ! Ces grands sensibles ont raison. Mille fois raison. Sacrifier chaque année, depuis 45 ans, 200 000 êtres humains à l’aube de leur vie, ce n’est pas pareil que…
… restons entre esthètes : la suite est réservée à ceux qui savent vraiment apprécier ma plume. Explications :
« La seule manière de gagner de l’argent est de travailler de manière désintéressée. » Je révère Baudelaire, mais je dois me résoudre à cette désillusion : Baudelaire avait tort. Pour écrire, j’ai ruiné ma carrière. J’ai tiré un trait sur les gros salaires que me promettait mon gros diplôme de grosse école d’ingénieurs. Et je vais au devant de procès, d’intimidations, de saccages de ma vie sociale et de tourments en tous genres… J’en suis donc arrivé à me dire, peut-être orgueilleusement, que l’ivresse de mes textes valait bien celle d’un demi-demi de bière. Par mois… Et je me suis même dit, peut-être ingénument, que ceux qui m’appréciaient seraient heureux de pouvoir me témoigner leur gratitude par ce petit geste. Un petit geste pas si petit, à l’aune de l’effet qu’il aurait sur ma confiance et sur mon engagement… Un petit geste qui pourrait susciter de grandes choses… car si écrire est une activité solitaire, on est bien moins fécond lorsqu’on écrit dans le désert… Merci d’avance, donc, à ceux qui estimeront que mon temps, mes efforts, mes sacrifices, et surtout le plaisir qu’ils prennent à me lire valent bien ce petit geste de reconnaissance. Et d’encouragement. Car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en ce siècle barbare, les belles plumes sont une espèce de plus en plus rare… une espèce menacée…
Ce texte fait partie de l’ouvrage :

Non, ils se moquent de nos vies. Ils (les politiques, technocrates et autres sachants) ne pensent qu'à leurs projets progressistes lucifériens. Que peut-on faire ? Entre confinement et égorgement, la latitude est bien mince.
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