Clovis était noir. Charlemagne était noir. Saint Louis était noir. Henri IV était noir, Richelieu était noir, Louis XIV était noir, Charles de Gaulle était noir. Tous les grands hommes de l’Histoire de France étaient noirs. Et le peuple, alors ? Que des Noirs ! Et les artistes et écrivains ? Tous noirs ! Rabelais était noir, Montaigne était noir, Molière était noir, Descartes était noir, Montesquieu était noir, Balzac était noir. Et il en fut ainsi, en vérité, dans toute l’Europe : Mozart était noir, Beethoven était noir, Rubens était noir, Raphaël était noir, Le Titien était noir, Le Corrège était noir, Van Dyck était noir, Rembrandt était noir, Le Bernin était noir, Michel-Ange était noir. Tous les tableaux accrochés aux cimaises de nos musées furent peints par des Noirs. Notre Dame de Paris fut conçue par les architectes noirs qui, en 1160, construisaient la France. Rome, également, fut faite par ses artistes noirs. Les ravissants villages de France et d’Italie, avec leur place et leur clocher, sont l’œuvre de leurs innombrables habitants noirs, depuis le Moyen-Âge jusqu’au XIXème siècle en passant par la Renaissance. On nous a menti : la guerre de Cent Ans n’a pas opposé les Plantagenêt aux Valois, ni les Anglais aux Français, encore moins les Bourguignons aux Armagnacs : elle a opposé la tribu Maasaï à…
… restons entre esthètes : la suite est réservée à ceux qui savent vraiment apprécier ma plume. Explications :
« La seule manière de gagner de l’argent est de travailler de manière désintéressée. » Je révère Baudelaire, mais je dois me résoudre à cette désillusion : Baudelaire avait tort. Pour écrire, j’ai ruiné ma carrière. J’ai tiré un trait sur les gros salaires que me promettait mon gros diplôme de grosse école d’ingénieurs. Et je vais au devant de procès, d’intimidations, de saccages de ma vie sociale et de tourments en tous genres… J’en suis donc arrivé à me dire, peut-être orgueilleusement, que l’ivresse de mes textes valait bien celle d’un demi-demi de bière. Par mois… Et je me suis même dit, peut-être ingénument, que ceux qui m’appréciaient seraient heureux de pouvoir me témoigner leur gratitude par ce petit geste. Un petit geste pas si petit, à l’aune de l’effet qu’il aurait sur ma confiance et sur mon engagement… Un petit geste qui pourrait susciter de grandes choses… car si écrire est une activité solitaire, on est bien moins fécond lorsqu’on écrit dans le désert… Merci d’avance, donc, à ceux qui estimeront que mon temps, mes efforts, mes sacrifices, et surtout le plaisir qu’ils prennent à me lire valent bien ce petit geste de reconnaissance. Et d’encouragement. Car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en ce siècle barbare, les belles plumes sont une espèce de plus en plus rare… une espèce menacée…
Et les Vikings n'étaient pas blonds, comme nous l'avons appris récemment…
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Nous sommes au début du lessivage de notre espèce est le titre d'un livre écrit par un médecin…vu sur le site soignezvouspointcom.L'auteur fait sans doute allusion a l'espèce occidentale..Je déteste ce mot de « lessivage », il est idoine. Je ne suis qu'amateur de littérature cela dit.Lessivage.. Lente usure, inexorable, du vêtement, du tissu. Une fin donc. Un__meusien.
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Je me suis toujours demandé ce que les européens sont allés faire en Afrique pour couper l'essor scientifique,économique et social des noirs.Si cette intrusion n'avait pas eu lieu,aujourd'hui tous les prix Nobel(ou presque) seraient noirs!Salauds de blancs!
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Merci pour votre billet Nicolas. Au passage, j’aime beaucoup le nouveau site.
Amicalement,
Martin
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