Progrislamisme



Nous abordons la dernière ligne droite. Toutes les contradictions apparentes du progressisme vont se rejoindre. Se télescoper. Et le faire exploser.
 
Au milieu de ses ruines s’élèvera, triomphal, l’aboutissement de deux cents ans de Progressisme en Occident : l’Islam. Alors ce qui, en ce début de siècle, n’était qu’un vague et inquiétant pressentiment (de moins en moins vague, et de plus en plus inquiétant) apparaîtra comme une évidence étincelante : le progressisme est le faux nez de l’obscurantisme.
L’enfer est pavé de bonnes intentions ; le Progressisme a pavé la route à l’Islam. A la peur d’offenser Mahomet. A la terreur de critiquer l’Oumma.
 
L’Occidental du XXIème siècle incarne le Progressisme à son stade le plus avancé ; l’Occidental du XXIème siècle est pétri d’interdits islamiques.
L’Occidental du XXIème siècle se proclame héroïquement gay-friendly, féministe et vegan ; l’Occidental du XXIème siècle se révèle courageusement muet sur le Prophète (très gay-friendly), le Coran (furieusement féministe),  et la charia (à l’avant-garde du veganisme).
L’Occidental du XXIème siècle se croit sans dieu ni maître ; sa déférence envers le sacré islamique est totale.
 
Son mot d’ordre officiel est #JeSuisCharlie ; son mot d’ordre officieux est #JeSuisDhimmi.

Et gare à celui qui se rebellerait contre sa dhimmitude : il ne tarderait pas à…

… restons entre esthètes : la suite est réservée à ceux qui savent vraiment apprécier ma plume. Explications :

Ce texte fait partie de l’ouvrage :

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Un chat n'est plus un chat

[A propos de l’interdiction imminente de prononcer le participe passé « enculé » — désormais considéré comme relevant de l’homophobie la plus criminelle]
Quelqu’un qui se fait apprécier est… apprécié.
Quelqu’un qui se fait draguer est… dragué.
Quelqu’un qui se fait embrasser est… embrassé.
Quelqu’un qui se fait caresser est… caressé.
etc.
Si maintenant nos élites analphabètes décrètent qu’un constat est une insulte, ce monde va rapidement devenir inhabitable.
Et puis quand on y pense, celui qui s’indigne de l’emploi d’un mot précis pour décrire une réalité précise ne révèle-t-il pas son peu de considération pour cette réalité précise ? Comment quelqu’un qui estime vraiment les homosexuels peut-il trouver dégradants les termes qui décrivent leurs pratiques ? Si quelqu’un s’offusque qu’on appelle un chat un chat, il n’est pas illégitime de s’interroger sur sa considération pour les chats…
Tout cela pour dire que si ces pitreries sémantiques sont réellement un révélateur d’« homophobie » (je vous prie de bien noter les guillemets ironiques), elles le sont plus largement qu’on ne le croit…

Effacement

Nous aurions dû fêter, il y a quelques jours, le 250ème anniversaire de la naissance de Napoléon. Mais nous nous en foutons. Comme nous nous foutons de tout ce qui date d’avant avant-hier.
Nous sommes un peuple sans histoire. C’est-à-dire un canard sans tête. Il n’y a probablement pas un peuple qui s’intéresse moins à Napoléon que le peuple français. Le président du Brésil, en tout cas, a beaucoup plus d’intuitions napoléoniennes que les Français furieux qui déversent sur lui leur bêtise arrogante (ce qui fait d’ailleurs d’eux l’exacte antithèse du peuple brésilien, dont la gentillesse et la générosité me font presque honte à chaque fois que je me rends dans ce merveilleux pays). Le président du Brésil aurait pu signer cette phrase de Napoléon : « La main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. » Phrase qui suffit à éclairer la polémique actuelle. Et à la clore. Mais le Français ne veut pas clore les polémiques. Et encore moins les éclairer. Le Français raffole des polémiques. Surtout si elles sont bien connes. Patauger dans sa sottise, s’en barbouiller jusqu’à l’ivresse, brailler sa rage impuissante et éructer son crétinisme hautain, voilà ses plus grandes voluptés. Aussi inculte que sûr de lui, aussi idiot que prétentieux, il a le ridicule du caniche qui s’imagine grand fauve. Qu’il continue à aboyer, donc. Pendant ce temps, la caravane de l’Histoire passe. Et l’observe, mi-rieuse mi-navrée, japper devant sa niche. Puis disparaître au loin. 

Monarchisme masochiste

L’atavisme monarchiste du peuple français le conduit à défendre son roi élu, quel qu’il soit, quoi qu’il fasse.

Les chamailleries diplomatiques entre Macron et Bolsonaro l’illustrent éloquemment, qui voient les Français soutenir massivement leur président malgré le calvaire qu’il leur fait subir, et son bilan calamiteux.


Dans cette constante française, il est cependant une nouveauté, et de taille : nos derniers monarques élus n’incarnent plus la France, mais la haine de la France.
Ils ne sont plus les artisans de la grandeur de la France, mais les agents de sa destruction. Une destruction délibérée. Une destruction zélée (ce qui les distingue fondamentalement du roi Charles VI, bien aimémalgré sa folie qui mena la France au bord de l’abîme). Une destruction menée dans un mépris inouï de la France, son histoire, sa culture (qui n’existe pas), et surtout de son peuple (ce ramassis de sans-dents, de gens qui ne sont rien et de lépreux populistes).
Plus-value masochiste de notre époque : quand jadis, le peuple français aimait inconditionnellement son monarque parce que son monarque l’aimait, il prend aujourd’hui parti pour des présidents qui le dédaignent ouvertement, lui infligent chaque jour de nouvelles vexations, et le mènent à la disparition.
On appelle ça le Progrès.

Respect ?


[Brève réflexion sur les humiliations diplomatiques de Macron]

Un « Président » qui s’est affiché tout frétillant entre deux hommes à moitié nus et lui faisant des doigts d’honneur, ne doit pas s’étonner de ne plus susciter le moindre respect.
Son peuple, en revanche, pourrait s’étonner de son sentiment de « honte » à géométrie variable… Estimer que prendre quelques coups, même en dessous de la ceinture, dans l’âpre combat diplomatique, est bien moins attentatoire à la dignité d’un président (et, par ricochet, de son peuple) que cette scène inouïe…

Tourhumaniste

Tant que Sa Majesté le Touriste n’a pas fait crever au moins deux secouristes à cause de ses caprices, il s’estime bafoué dans sa dignité de Touriste.

Deux secouristes pour un touriste : voilà le taux de change minimal, pour l’Occidental en voyage. Voilà son échelle implicite de valeur. Entre humains tous égaux, bien sûr. Puisqu’il vous le dit.