
Si on pouvait ne pas recharger Borne.

Si on pouvait ne pas recharger Borne.
Ceux qui se présentent comme des fact-checkers ne sont que des fact-fakers.
Complotiste. Extrême droite. Antivax. Fasciste.
Quel est l’avenir d’une « civilisation » où on s’insulte au lieu de discuter ? Où on intimide au lieu d’argumenter ? Où on disqualifie au lieu de contredire ? Quel progrès intellectuel peut-on en attendre ? Quels beaux fruits peut-on en espérer ? Quelle trace laissera-t-elle ?
Les Français devraient s’interroger sur ce que l’islamisation de leur pays leur dit d’eux-mêmes.
Toute opinion qui n’est pas conformiste est complotiste. Fin.
La superstition nourrit la corruption.
Tout grand texte est une partition.
Depuis toujours, les Lumières méprisent l’Homme. Elles le veulent laid et triste et bête. Et fier de lui. Fier de sa vacuité. Fier de son impuissance. Fier de ses Droits de l’Homme à n’être rien. D’où l’Occident contemporain. D’où le wokisme, qui ne fait que porter à incandescence la conception progressiste de l’homme… Le wokisme, c’est les Lumières à l’état pur.
Aucun diplôme ne donne l’esprit critique. Aucun diplôme ne donne la lucidité. Aucun diplôme, surtout, ne donne le courage de l’esprit critique et de la lucidité. On peut même dire, si l’on s’en tient à l’observation, que c’est en général l’exact contraire.
Combien ?
Combien d’injections, avant que le doute les effleure ?
Combien d’humiliations, avant que leur dignité se rebelle ?
Combien d’années d’aveuglement, avant qu’ils constatent que rien ne change ? Et qu’en tendant le bras, ils ne font qu’une chose : la manche pour Pfizer ?
Il est hélas à craindre que ces questions restent sans réponse. Il semble même à craindre que cette question, « Combien ? », apparaisse saugrenue à la plupart des dévots de Sainte Piquouse : quand on aime, on ne compte pas. Or ils l’aiment, leur duperie. Ils l’aiment à la folie — c’est le cas de le dire. Ils l’aiment, ils ont appris à l’aimer, et ils sont désormais obligés de l’aimer. Pour ne pas se renier. Pour ne pas renier leur foi. Car il s’agit d’une foi. Une foi primaire, bien sûr, une foi de cons, bien à l’image de notre époque de cons et de son humanité super-conne ; une foi bien sotte et bien obtuse, une foi fanatique, suivie de son inévitable cortège de sectarisme, d’intolérance et de haine du mécréant. Une foi rudimentaire qui, à rebours de Saint Thomas d’Aquin et de deux mille ans de génie catholique, exclut toute raison. Jusqu’aux plus élémentaires capacités d’observation. Car enfin, il faut être dénué des plus élémentaires capacités d’observation pour ne pas voir que les miracles de Sainte Piquouse n’ont pas eu lieu. Que 90% (90%!) de la population est vaccinée, et que nous vivons toujours masqués. Que nos oreilles se font toujours pilonner par ce vocable ignoble : « gestes-barrières ». Que nous devons toujours « respecter les règles de distanciation sociale ». Que « le port du masque couvrant la bouche et le nez est obligatoire pendant toute la durée de votre trajet ». Qu’« un nouveau confinement n’est pas exclu ». Que « le retour du couvre-feu est une option qui est sur la table ». Que « les entreprises sont fortement incitées à recourir au télétravail ». Que « les boîtes de nuit, qui étaient les premières à mettre en œuvre le pass sanitaire, ont refermé leurs portes pour une durée indéterminée ». Que « pour endiguer l’épidémie, le gouvernement envisage de fermer les cinémas » (qui ne reçoivent pourtant que du bétail à code-barre). Que les garçons de café effectuent toujours des contrôles aux frontières de leur terrasse. Que les hideuses tentes de tests sont toujours là. Comme les atroces flacons de gel hydroalcoolique, qui trônent fièrement et vulgairement sur la moindre petite table de restaurant. Que l’épidémie flambe. Et qu’elle se fout amplement de nos petits rituels de dévotion superstitieuse à Sainte Seringue (le jour où je finis ce texte, 23 décembre 2021, j’apprends que nous avons atteint le record de contaminations en 24h depuis le début de la pandémie. Avec 90% des Français vaccinés. La conséquence logique qu’en tirent nos gouvernants — et la majorité de nos concitoyens ? Il est urgent de rendre la vaccination obligatoire pour endiguer les contaminations).
Le sens critique se meurt. L’esprit logique est mort. La raison est enterrée. L’obscurantisme de notre temps attendait un culte à sa mesure. À sa mesure minable. À sa minuscule mesure. Il l’a trouvé. Les fanatiques de la piquouse sont entrés en religion. Et ils s’y sont donnés corps et âme — enfin, ce qu’il en reste. Ils n’en sortiront pas. Peu de religions, en effet, exigent un engagement aussi total — aussi irréversible — que le culte de Sainte Milledoses. Peu de religions exigent de leurs fidèles qu’ils fassent don de leur corps. Qu’ils sacrifient jusqu’à leur sang, jusqu’à cinq fois par an, sur l’autel de promesses d’un paradis terrestre sans cesse repoussé, pendant que se répand l’enfer… Il fallait vraime…
« La seule manière de gagner de l’argent est de travailler de manière désintéressée. » Je révère Baudelaire, mais je dois me résoudre à cette désillusion : Baudelaire avait tort. Pour écrire, j’ai ruiné ma carrière. J’ai tiré un trait sur les gros salaires que me promettait mon gros diplôme de grosse école d’ingénieurs. Et je vais au devant de procès, d’intimidations, de saccages de ma vie sociale et de tourments en tous genres… J’en suis donc arrivé à me dire, peut-être orgueilleusement, que l’ivresse de mes textes valait bien celle d’un demi-demi de bière. Par mois… Et je me suis même dit, peut-être ingénument, que ceux qui m’appréciaient seraient heureux de pouvoir me témoigner leur gratitude par ce petit geste. Un petit geste pas si petit, à l’aune de l’effet qu’il aurait sur ma confiance et sur mon engagement… Un petit geste qui pourrait susciter de grandes choses… car si écrire est une activité solitaire, on est bien moins fécond lorsqu’on écrit dans le désert… Merci d’avance, donc, à ceux qui estimeront que mon temps, mes efforts, mes sacrifices, et surtout le plaisir qu’ils prennent à me lire valent bien ce petit geste de reconnaissance. Et d’encouragement. Car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en ce siècle barbare, les belles plumes sont une espèce de plus en plus rare… une espèce menacée…
Texte initialement publié en décembre 2021, et mystérieusement supprimé plusieurs fois de mon précédent blog, jusqu’à me valoir une censure totale dudit blog m’obligeant à migrer sur WordPress ; ce texte fait partie de l’ouvrage :
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