L’artiste contemporain est à l’artiste ce que le pervers est à l’hypersensible. L’artiste contemporain est un pervers. Il est donc strictement incapable de créer. Tout ce qu’il fait est vampiriser et saboter les créations des vrais artistes (voilà pourquoi il se mélange toujours aux œuvres du passé, dialogue avec elles, comme il dit, et impose ses chefs-d’œuvre de haine dans des lieux pleins d’amour, notamment les églises). En plus de provoquer. D’exaspérer. Et, surtout, de jouir d’humilier ceux qui tombent dans le panneau. Ceux qui lui rendent hommage, alors qu’il se fout d’eux.

La parole politique repose sur un mensonge : l’Homme n’est pas responsable de son malheur. Ni de son salut. Le mépris prend souvent le masque de la flatterie… Libre à chacun de croire que d’une telle escroquerie, il peut sortir quelque chose de bon. Et d’errer toute sa vie d’humiliations en désillusions. En désolation.