Mensonges mortels

« Il n’est pire mensonge qu’un problème mal posé. » écrivait Bernanos. Les Occidentaux s’obstinent à mal poser le problème de l’Islam. À coller à toute force leurs concepts bavards de colons ethnocentrés sur des peuples dont l’univers mental, psychique et spirituel relève de tout, sauf desdits concepts. Mais tôt ou tard, la révélation viendra. Le réel s’imposera. Ce sera brutal. Ce sera sanglant. Nos mensonges nous coûteront cher ; puisqu’à beaucoup, ils coûteront la vie.

Courage ou conformisme ?

À quelques exceptions près, la vie de l’Homme des Lumières est une reptation. Singulièrement la vie de l’Homme de médias… Aussi il sera bon, dans les années qui viennent, de s’interroger sur la sincérité – et donc sur la portée – des innombrables retournements de veste qui ne manqueront pas de se produire chez ceux qui, par des décennies de soumission aux dogmes progressistes, ont transformé l’Occident en enfer tout en nazifiant les humanistes qui, précisément, auraient pu nous éviter cet enfer. Oui, il sera bon d’être attentif à leurs mea culpa, qui en pareilles circonstances sont quand même la moindre des preuves d’humilité, d’honnêteté et, somme toute, d’humanité… Il sera bon, surtout, de ne pas confondre « Avoir le courage de changer d’idées » et « Se soumettre au nouvel air du temps »…

Il n’y a pas d’âme artificielle

Foi et raison : les hommes d’antan marchaient sur leurs deux jambes. Elles les emmenèrent loin. Elles les emmenèrent haut : ce n’étaient pas des jambes, c’étaient des ailes… L’Homme des Lumières, lui, s’obstine à ne marcher que sur une jambe : il est, intrinsèquement, un déséquilibré. Et on s’étonne de sa détresse… et on s’étonne de sa violence… Goya écrivait que « Le sommeil de la raison engendre les monstres. » Nous savons désormais que le sommeil de l’âme engendre bien pire…

Extrait de l’ouvrage :