Faux-amours

Il paraît que Boualem Sansal aime la France. Et qu’il a développé une réflexion très fine et très originale pour comprendre ses maux et essayer de la sauver. « L’avenir appartient à la science, il n’y a plus rien à attendre des religions », voilà ce que déclarait en janvier 2024 Boualem Sansal au journal Le Monde. Outre qu’il y a quelque chose de savoureux à voir encenser comme un parangon de subtilité l’incarnation la plus lourdingue du scientisme le plus niais, je ne vois pas comment on peut aimer la France et rejeter les 14/15èmes de son histoire… « L’avenir appartient à la science, il n’y a plus rien à attendre des religions » : c’est précisément ce postulat matérialiste qui a tué la France. Et l’a offerte à l’Islam. Car une « civilisation » sans religion ne peut pas exister ; au mieux dure-t-elle quelques décennies, inepte et rabougrie, puis disparaît dans son néant. S’il aime vraiment, sincèrement, authentiquement la France, notre collégien penseur ferait bien d’y penser, au lieu de réciter fièrement à ses amis du Monde (des gens bien) son catéchisme moderniste ringard et criminel. Car si l’erreur est humaine, la persévérance est diabolique.

Libération

Les Lumières, c’est le Mal qui parle le langage du Bien. Vous avez cru ce langage. C’est tout à fait normal : les suppôts des Lumières mentent avec génie. Mais désormais vous ne pouvez plus l’ignorer : ces gens ne sont pas ce que vous avez cru. Les Lumières ne sont pas ce que vous avez cru. Pour avancer vraiment, combattre au bon endroit, vous devez reconnaître que vous avez été dupe, faire le deuil de vos illusions, et dénoncer ce à quoi vous avez cru comme une imposture mortifère : l’abêtissement, l’enlaidissement, le rabougrissement, la décivilisation de l’Occident sont les fruits des Lumières. Les Lumières, c’est la barbarie.