L’optimisme est une contrefaçon infantile de l’espérance. L’optimisme est un dérivé du principe de plaisir ; l’espérance, du principe de réalité. Se fondant sur une vision angélique de l’Homme niant le péché originel, l’optimiste est l’allié objectif du Mal – ce Mal qui prospère d’autant plus qu’on refuse de le voir. Ce Mal qui triomphe en Occident depuis qu’on y a remplacé l’espérance par sa contrefaçon puérile : l’optimisme. On peut d’ailleurs se demander si la plupart des œuvres du Prince des contrefaçons ne se réduisent pas à des versions infantiles des œuvres de Dieu ; après tout, la plupart des perversions résultent de fixations sur des stades infantiles du développement psychique.