Le pervers est friand des excuses sans remords. De ces séquences qui commencent par « Je m’excuse », puis où il vous explique longuement, très longuement, qu’il ne pouvait pas faire autrement. « Je m’excuse, mais je ne pouvais pas faire autrement », c’est une antinomie. C’est le mariage troublant de deux énoncés incompatibles pour rendre l’autre confus, et l’accuser d’être trop exigeant s’il reste clairvoyant et réclame des excuses exemptes d’équivoque. C’est même, à la rigueur, un moyen de le faire passer pour fou, puisqu’après tout la formule « Je m’excuse » a été prononcée. Bref, c’est une injustice après l’injustice. La jouissance perverse est à double détente.
Parfaitement décrypté.
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Merci m’dame:)
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