Dignité

Les policiers se suicident beaucoup plus que le reste des Français. Il y a donc probablement, au-delà des trajectoires individuelles, des facteurs propres à cette profession qui expliquent cette sur-représentation. On pense évidemment au quotidien hautement traumatique des policiers travaillant dans les cités, qui augmente considérablement le risque de devenir dépressif, ou pervers, ou les deux. Mais on peut également imaginer la détresse et l’effroi de celui qui, s’éloignant de la bêtise viriliste du groupe, laisse retomber l’adrénaline, et commence à penser… à prendre du recul… et à réaliser à quoi il a servi… Le mépris de soi n’est, alors, hélas plus très loin… Peut-être que si les policiers résistaient aux ordres leur intimant de contrôler des QR-codes, de massacrer des bovins, de fracasser des paysans et de laisser en paix les racailles, ils auraient une meilleure estime d’eux-mêmes et du sens de leur vie.

Le pervers narcissique rend fou pour ne pas devenir fou. Toute sa « vie » consiste à exercer du gaslighting et autres techniques de prédation morale pour expulser chez autrui sa psychose larvée. De là à dire que la classe politique est une immense coalition perverse…