Pour comprendre ce qui arrive à l’Occident, il faut commencer par éteindre la télé et fermer les journaux. Tous les journalistes, de Radio France à CNews, de Valeurs actuelles à L’Humanité, font allégeance aux Lumières : tous les journihilistes vous racontent n’importe quoi sur les causes du désastre pour que jamais, jamais, ne soit fait le procès du nihilisme ultime : les Lumières. Leur idole. Leur Maître…

Raideur, arrogance, sécheresse, solennité grotesque, refus de toute tendresse : les architectures communistes, fascistes et nazies traduisent parfaitement le psychisme de leurs auteurs. On pourrait les appeler architectures de toute-puissance. De narcissisme grandiose. Ou encore, architectures de perversion.

Que ce soit par démagogie, par paresse intellectuelle ou par lâcheté, ceux qui parlent du désastre français sans parler de la responsabilité des Français ne disent rien. Ce faisant ils retardent l’expression d’un diagnostic sur ce grand corps malade qu’est le peuple français ; et sont donc, eux aussi, des agents du désastre.

La déroute de l’Occident depuis qu’il a cru pouvoir remplacer la religion par la nation, a au moins l’avantage de confirmer une chose : la nation est une fiction. Les peuples ne sont grands que par la religion.