La parole politique repose sur un mensonge : l’Homme n’est pas responsable de son malheur. Ni de son salut. Le mépris prend souvent le masque de la flatterie… Libre à chacun de croire que d’une telle escroquerie, il peut sortir quelque chose de bon. Et d’errer toute sa vie d’humiliations en désillusions. En désolation.

Les écogestes sont un bras d’honneur à la planète

Tri des déchets, extinction des lumières, débranchement de la box, limitation de la vitesse, autoflagellation après chaque voyage en avion et autres écogestes sont l’archétype du rituel superstitieux. Ignorant tous les chiffres, rejetant toute logique, bannissant farouchement toute rationalité, ces agissements relèvent d’un obscurantisme sans précédent connu en Occident. Obscurantisme qu’accompagne son fidèle complice : le sectarisme, et qui se révèle dans la façon dont les bigots de l’Église écologiste traitent la contradiction : au lieu des raisonnements, des arguments d’autorité : « Les curés me l’ont dit » (« Les experts du GIEC me l’ont dit ») ; au lieu des arguments, des intimidations : « Blasphémateur ! » (« Tu parles comme l’extrême droite ! »). L’écologie étant une science, et l’écologisme une morale, il n’y a comme de juste rien d’écologique dans ses prescriptions. Ceux qui s’y conforment s’acheminent sur leurs deux jambes nommées conformisme et narcissisme vers leur plaisir suprême : l’exhibition de leur vertu. Démarche immémoriale que Molière a dépeinte il y a près de quatre siècles dans un portrait qui n’a pas pris une ride : Tartuffe. Tartuffe, la crapule qui parle morale. Le pervers qui parade en costume de vertu. Tartuffe, le destructeur qui pose au bienfaiteur.

Les écologistes sont des destructeurs qui posent au bienfaiteur. La bonne conscience qu’ils s’achètent au prix de quelques écogestes flatte leur vanité, et cela leur suffit : elle les dispense de penser l’écologie. Essayez donc de suggérer à un pratiquant des écogestes que la formule « Avec mes écogestes, je sauve la planète ! » ressemble furieusement à « Abracadabra ! » ; et qu’il baigne peut-être dans la pensée magique. Essayez de lui demander s’il a déjà eu la curiosité de quantifier l’impact de sa liturgie écologique sur l’état de la planète et, a fortiori, de s’interroger sur l’existence d’autres solutions… Vous comprendrez bien vite que les écogestes ne sont pas une écopensée. Puisqu’ils sont l’antithèse de la pensée. Puisqu’ils sont l’ostentation d’une foi. Une foi idiote et fallacieuse qui dilue les esprits dans mille foutaises futiles, et détourne le projecteur des vrais fauteurs de pollution. Donc les protège. Leur permet de détruire en toute impunité. En obnubilant l’opinion sur de faux enjeux pour mieux escamoter les vraies menaces, les écologistes médiatiques sont les complices objectifs des destructeurs de la planète. Quoi je vais trop loin ? Comment ça mon goût du paradoxe me fait dire n’importe quoi ? Pour écrire ce texte, j’ai voulu vérifier quelques chiffres… Je suis tombé sur d’innombrables fact-checkings relativisant l’impact du fret maritime sur la planète, et disqualifiant ceux qui le considèrent comme un enjeu écologique majeur (de braves simplets manipulables). J’attends toujours le fact-checking relativisant l’impact des écogestes sur la planète, et disqualifiant ceux qui les considèrent comme un enjeu écologique majeur (mais eux ne sont sans doute ni simplets, ni manipulables)… Comment appelle-t-on des gens qui minimisent des nuisances effroyables sur la nature, et promeuvent frénétiquement des rituels ineptes, avilissants pour les crétins qui s’y adonnent, et sans effet sur la nature ? Des ennemis de la nature. De toute façon c’était couru : on ne peut pas être progressiste et aimer la nature. Puisque le progressisme est un nihilisme. Biglez-les, les écolos… écoutez-les parler… cette vulgarité… cette insensibilité… cette sécheresse d’âme… Vous les imaginez, ces cyniques, pleurer sur la nature ? Vous croyez que ces porcs ont assez de délicatesse pour être émus par des paysages ? Des paysages qu’ils ravagent d’éoliennes et de panneaux solaires… En empochant le fric. C’est ça, l’écologie. Les Verts aiment la nature comme les proxénètes aiment les femmes. Plus généralement, les Verts sont les laquais de ce « Grand capital » qu’ils font mine de vomir pour mieux duper les cons. Voilà pourquoi ce n’est jamais spontanément, et toujours timidement qu’ils évoquent la contribution du libre-échange à la pollution. Pourquoi leur grand sujet, c’est le tri des déchets, pas le fret maritime. Pourquoi ils vous martèlent qu’il faut absolument réduire la vitesse sur le périphérique, mais rechignent à vous dire que 15 porte-conteneurs produisent autant d’oxydes de soufre que les 760 millions de voitures en circulation sur la planète. Et que sur la planète croisent en permanence non pas 15, mais… 5500 porte-conteneurs. D’ailleurs quand vous dites ça, ces cafards se précipitent pour vous fact-checker, vous ridiculiser, vous dire que vous avez mal lu, que votre calcul est simpliste, que vous interprétez mal, que c’est plus compliqué qu’ça ; ils vous assomment de chiffres hors-sujet, de finasseries sinueuses, de casuistiques pâteuses et d’arguties poisseuses pour que vous doutiez de ce que vous avez compris, et à quoi leurs diversions verbeuses ne changent rien : la principale cause de pollution mondiale, ce sont les monstrueux transferts de marchandises des pays esclaves vers les pays chômeurs. Et la seule solution pour réduire significativement la pollution, c’est d’en finir avec ce monstrueux modèle économique. Qui ne dit mot consent : les écolos le défendent, ce monstrueux modèle économique. Normal : ils en vivent. Ils en sont partie intégrante. L’écologie médiatique est le département propagande de la holding mondialiste chargé d’en occulter les prodigieuses nuisances écologiques et, comble de perversion, d’imposer les « solutions écologiques » de cette même holding, qui l’enrichissent encore un peu plus et défigurent encore un peu plus la planète : éoliennes, panneaux solaires, batteries au bon lithium éthique, équitable et durable. Et, bien sûr, écogestes. Car toute personne authentiquement soucieuse d’écologie l’a compris : derrière leur apparente diversité, les écogestes sont un seul et même geste : un bras d’honneur à la planète.

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