Un paysan vaut mille diplomates. Car l’arme de la faim vaut mille fois l’arme nucléaire. La dépendance alimentaire met un pays à la merci de n’importe quel chantage. Et le condamne littéralement à mort, en cas de pénurie majeure où les pays producteurs se serviront naturellement les premiers, et mettront aux enchères le peu qui restera — si un peu, il reste… souvenons-nous des masques chinois… C’est sous cet angle, selon moi, qu’il convient d’analyser la multiplication des traités de libre échange et, concomitamment, la destruction des filières agricoles nationales par notre bienfaisante autant que bienveillante Union européenne (qui nous prodigue, comme promis, une épatante prospérité). Aujourd’hui, la moitié du poulet consommé en France provient d’Ukraine. Que pourrons-nous refuser à l’OTAN, c’est-à-dire à l’Ukraine, quand ce sera 80% ? D’ores et déjà, comment croire que cette donnée n’influence pas notre diplomatie ? Après notre monnaie, après notre industrie, après notre énergie, l’Union européenne s’en prend aux conditions les plus élémentaires de notre subsistance : à notre nourriture. L’Union européenne n’a suscité que misère et destruction ; elle nous prépare un avenir de servitude et de famine. Il faut la tuer, ou mourir. Ce sera Attila von der Leyen, ou nous. Et il faut soutenir nos humbles paysans. Sinon par compassion, du moins par intérêt. Oui, que ceux qui ne fondent pas en larmes devant le sort tragique des paysans pensent au moins à leurs enfants. Car mieux que quiconque, mieux que le plus fier héros, mieux que le plus grand homme d’État, nos paysans protègent nos enfants. Ils les protègent des chantages, des reptations et des humiliations. Ils les protègent de la faim. Nos paysans sont l’avenir de nos enfants.