L’ivresse de mentir

L’Homme des Lumières ne vit que pour mentir. La falsification est son écosystème. La calomnie, son mode de vie. Un homme des Lumières face à une vérité, c’est un poisson hors de l’eau. Panique. Délire. Hystérie. La vérité rend fou l’Homme des Lumières : il ne peut pas l’entendre. En aucun cas. Allergie mortelle. Pas la peine d’insister. Non, pas la peine d’insister pour révéler à ce pervers que les soi-disant propos pédophiles de Gérard Depardieu sont un montage. Que le son ne correspond pas à l’image. Pas la peine d’expliquer à ce Tartuffe que les propos graveleux de ce reportage (qui le révoltent infiniment plus que les viols du Hamas et que les émasculations du Bataclan — vous n’aurez pas ma haine) sont un exercice d’acteur, le réalisateur demandant à Gérard Depardieu de surjouer le rôle du paillard. Non, pas la peine d’insister ; n’essayez pas d’offrir la vérité à l’Homme des Lumières, n’essayez pas de le sauver de son croupissement, n’essayez pas de mettre debout ce rampant satisfait : vous n’auriez que sa haine. Laissez-le bien plutôt, hors de portée de toute vérité, accomplir sa glorieuse destinée, laissez-le rendre hommage à sa Sainte Trinité : Mentir, Salir, Détruire.

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