Faux-amis

Combattre sans comprendre, c’est hâter sa défaite. En éludant obstinément l’examen de la responsabilité du peuple français dans le chaos français, en se gardant comme de chier au lit d’intégrer le peuple français dans l’équation française, en ne parlant jamais de la psyché française, Damien Rieu, Jean Messiha, Marion Maréchal et toute la petite troupe pseudo-identitaire se condamnent aux gesticulations non seulement vaines, mais gravement dommageables. Car pendant qu’ils déroulent leur numéro de cirque, l’ennemi progresse… comme dans du beurre… au cas où vous n’auriez pas remarqué… Au cas où vous croiriez encore que ces clowns freinent d’une quelconque manière l’islamisation de la France…

Tant que le peuple français ne fera pas son examen de consc…

… restons entre esthètes : la suite est réservée à ceux qui savent vraiment apprécier ma plume. Explications :

Les Diaboliques

Parler de la pluie et du beau temps était notre dernier recours pour ne pas nous brouiller avec nos congénères. Par la grâce des climatomabouls, ce recours sera bientôt caduc. Ceux qui refuseront de ramper n’auront plus aucun refuge. Et plus qu’une perspective : la guerre, à chaque instant.

Cohérence

Les perroquets à propagande s’étonnent que ceux qu’ils qualifient d’antivax soient aussi ceux qu’ils qualifient de poutinolâtres, de climatosceptiques et d’électeurs d’extrême droite. S’ils n’étaient pas crétins, ils s’aviseraient qu’il n’y a rien d’étonnant dans cette cohérence : la clairvoyance est un tout. Comme leur crétinisme.

Portrait du Vide

Le Progressiste n’a pas de pensée. Il ne connaît que la soumission à l’air du temps. Le renoncement à tout raisonnement, l’abolition de tout sens critique, l’abdication de tout courage pour se trouver toujours en stricte adéquation avec le consensus.

Il n'y aura pas de guerre civile

L’islam viendra combler — du moins en partie — la place laissée vacante depuis le départ du catholicisme. Pour le meilleur, et pour le pire… Et il n’y aura pas de résistance. Donc pas de guerre civile. Car nous n’avons rien à défendre. Qui se lèvera pour défendre Paris-Plage, les balades en Segway, la positive attitude et les éco-gestes ? Personne. Et quand bien même il resterait quelque chose à défendre, nous ne sommes plus que des pleutres, des lâches, des enfiottés finis, nous tenons trop à notre petit confort matériel de capitulards planqués : nous nous soumettrons. Nous sommes déjà soumis, si nous observons bien…

Bien sûr, certains gueuleront qu’ils ne veulent pas être musulmans. On peut les comprendre. Mais que veulent-ils être ? Voilà la question, essentielle et terrible, qu’ils ne se posent pas… Car se définir négativement par rapport à cette religion ne suffira pas à lui résister : ne pas vouloir en être ne sera d’aucune utilité face à ses assauts ; seul un vouloir-être ferme et tenace pourra, éventuellement, faire pièce à son expansionnisme.

Or que peut-on vouloir être, de nos jours, dans notre immense civilisation ? Un fier trottinetteur ? Un consommateur d’idolePhone ? Un acteur du développement durable ? Un citoyen du monde ? Un acteur du changement, écoptimiste et écoresponsable ? Ou un papa-poussette (et donc cocu, accessoirement) ? Un consom’acteur ? Quelqu’un qui positive et qui fait des projets ? Qui va dans le sens du progrès ? Qui vit avec son temps (comme tout collabo qui se respecte) ? Un cadre proactif, aimé de ses collègues car il joue collectif ? Ou encore un créateur de start-up ? De joint-venture ? Mieux encore, un business angel ? Un type bien qui se bouge, porteur d’innovations ? Un jogger jaune fluo ? Un blogger influent ? Un twitter-master aux 100 000 followers ? Un fan de Steve Jobs ? Un bon citoyen qui fait émerger des initiatives novatrices, vectrices de cohésion sociale ? Qui construit le vivre-ensemble jour après jour ? Qui s’engage au quotidien contre toute forme de discrimination ? Qui œuvre à changer notre regard sur les différences ? Et qui trie ses déchets pour sauver Mère Nature ? Soyons sérieux…

Extrait du livre :