Combattre sans comprendre, c’est hâter sa défaite. En éludant obstinément l’examen de la responsabilité du peuple français dans le chaos français, en se gardant comme de chier au lit d’intégrer le peuple français dans l’équation française, en ne parlant jamais de la psyché française, Damien Rieu, Jean Messiha, Marion Maréchal et toute la petite troupe pseudo-identitaire se condamnent aux gesticulations non seulement vaines, mais gravement dommageables. Car pendant qu’ils déroulent leur numéro de cirque, l’ennemi progresse… comme dans du beurre… au cas où vous n’auriez pas remarqué… Au cas où vous croiriez encore que ces clowns freinent d’une quelconque manière l’islamisation de la France…
Tant que le peuple français ne fera pas son examen de consc…
… restons entre esthètes : la suite est réservée à ceux qui savent vraiment apprécier ma plume. Explications :
« La seule manière de gagner de l’argent est de travailler de manière désintéressée. » Je révère Baudelaire, mais je dois me résoudre à cette désillusion : Baudelaire avait tort. Pour écrire, j’ai ruiné ma carrière. J’ai tiré un trait sur les gros salaires que me promettait mon gros diplôme de grosse école d’ingénieurs. Et je vais au devant de procès, d’intimidations, de saccages de ma vie sociale et de tourments en tous genres… J’en suis donc arrivé à me dire, peut-être orgueilleusement, que l’ivresse de mes textes valait bien celle d’un demi-demi de bière. Par mois… Et je me suis même dit, peut-être ingénument, que ceux qui m’appréciaient seraient heureux de pouvoir me témoigner leur gratitude par ce petit geste. Un petit geste pas si petit, à l’aune de l’effet qu’il aurait sur ma confiance et sur mon engagement… Un petit geste qui pourrait susciter de grandes choses… car si écrire est une activité solitaire, on est bien moins fécond lorsqu’on écrit dans le désert… Merci d’avance, donc, à ceux qui estimeront que mon temps, mes efforts, mes sacrifices, et surtout le plaisir qu’ils prennent à me lire valent bien ce petit geste de reconnaissance. Et d’encouragement. Car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en ce siècle barbare, les belles plumes sont une espèce de plus en plus rare… une espèce menacée…