Débat vain

« C’est pas ça l’islam ! », hurlent à s’en déchirer les cordes vocales tous les dhimmis de France et de Navarre à chaque fois que le sang jaillit aux cris d’ « Allah Akbar ! » Intéressant écho… Par les mêmes, notez-le, qui glapissent « C’est ça le catholicisme ! » dès qu’on évoque les Croisades… ou qu’on découvre que l’ignominie de la pédophilie n’épargne pas les prêtres… Mais passons. Oui, passons outre cette rage de salir le catholicisme, et cette ardeur à défendre l’islam. Car en réalité, ces débats d’incultes sur la nature de l’islam n’ont aucune importance ; il s’agit là de questionnements parfaitement oiseux (spécialité française) qui relèvent du pur bavardage (grande volupté française). De la pure diversion. Que l’islam des Talibans, des Saoudiens, des frères Kouachi, des kalachnikeurs du Bataclan et des racailles européennes soit ou non le vrai islam ne change strictement rien à notre problème : la seule chose qui importe est que ces gens-là existent. Sont nombreux. Et agissent, inflexibles, au nom de leur conception de l’islam. Alors ce n’est peut-être pas ça, l’islam ; mais c’est leur islam. Et ils n’en changeront pas. Et ils continueront de répandre la terreur et la mort au nom de leur islam. Vous ne me croyez pas ? Eh bien allez-y : allez leur expliquer que « C’est pas ça l’islam ! »…

Signes

« La France est une conquête de l’Église » écrivait l’historien anticlérical Jules Michelet. Arnaud Beltrame et Henri A. confirment…
Le catholicisme a fait la France ; le catholicisme refera la France. Ou elle disparaîtra.

Théâtre

Il est des reproches qui louent, et des louanges qui médisent.
La Rochefoucauld

Damien Rieu, Marion Maréchal, Gérald Gromalin, Ducon-Mojito : tous ces gens-là font du théâtre. Petite troupe sympathique et fort talentueuse où chacun joue son rôle sans la moindre fausse note. La pièce ? Elle s’appelle « Français, vous n’y êtes pour rien ! » Gros succès. Le peuple aime les œuvres qui flattent ses illusions… Le pitch ? Parler de la France sans parler des Français. Jamais. Et sans que jamais les intéressés ne s’en aperçoivent… Joli tour de force qui dure depuis des décennies. Et qui rapporte gros à nos veinards d’acteurs. Admirables acteurs qui flattent les Français, leur disent qu’ils sont victimes, les confortent dans leurs indignations stériles et leur irresponsabilité puérile afin que jamais, jamais, ne leur vienne l’idée de pratiquer leur examen de conscience. De s’interroger sur le lien de causalité entre leur état d’esprit, et l’état du pays. De se demander ce que le délabrement de leur pays leur dit d’eux-mêmes… Forcément : la pièce n’aurait plus aucun sens (et plus guère de succès…) si les Français réalisaient que la solution est en eux. Que pour sauver la France, il leur faut en passer par l’acceptation d’un diagnostic assez désagréable… Mais nos acteurs sont tranquilles : en orfèvres de l’inversion accusatoire, ils ont compris qu’il leur suffisait de taxer d’irrespect, d’insolence et de violence ceux qui entendaient traiter les Français non comme des bébés irresponsables, mais comme des adultes libres ; donc leur dire sans détour l’éprouvante vérité. Cette vérité qui blesse mais, seule, peut rendre libre ; cette vérité qui, seule, peut nous sauver. Cette vérité que la troupe politique fera tout pour empêcher d’émerger, car elle signifierait la ruine de son théâtre. Entre la France et leurs finances, nos acteurs ont choisi.