À l’issue de cinquante ans de vote nihiliste, il n’y a plus de scandales d’État : il n’y a plus que des scandales de peuple. Ce n’est pas Schiappa, ce n’est pas Le Maire, ce n’est pas Darmanin, ce n’est pas Macron, ce n’est pas l’État qui est scandaleux : c’est le peuple qui a engendré, couvé et nourri ces monstres.
PS : Ce sont les minorités qui font l’Histoire. Le poison des Lumières qui produit aujourd’hui ses ravages telluriques a été élaboré par une poignée de bavards malfaisants. Soit. Mais cela n’exonère pas chaque individu de ses responsabilités. De son devoir d’être intelligent ; de défendre sa dignité ; de conquérir sa liberté. C’est que je ne souscris pas à cette conception infantilisante de l’Homme le présentant comme la victime impuissante d’élites toutes puissantes. Je crois trop en l’Homme pour cela. Je crois qu’au delà de l’éducation, des conditionnements et des endoctrinements, l’Homme a un libre arbitre, et qu’il se rend gravement coupable de ne pas en user. C’est que je crois également à la complaisance pour le Mal. Et, même, à la sourde complicité entre victimes et bourreaux… Alors oui, ce sont les minorités qui font l’Histoire. Mais les peuples ont le droit d’en rejeter certaines, et de s’en choisir d’autres. Le peuple français décide, en toute connaissance de cause (car il faut être littéralement fou pour ne pas voir le désastre), de rejeter celles qui lui veulent du bien, et de reconduire celles qui engendrent le chaos.
