Tout totalitarisme engendre ses larbins. Ses petits serviteurs dociles et sourcilleux, zélés jusqu’au délire, tout ivres de servir le maître de l’époque et de lui montrer en toute occasion qu’ils lui sont parfaitement, intégralement, inlassablement soumis. Dépersonnalisés. Truffés de propagande jusqu’au dernier neurone. Laquais irrémédiables, ces archétypes de la servitude volontaire se trouvent ainsi un but dans la vie, ou plutôt l’existence : propager la doxa, et terroriser ceux qui ont l’impudence de la contester.
Le totalitarisme progressiste ne fait pas exception à cette loi de génération de médiocres serviles et vétilleux qui viennent, bien rampants, se mettre à son service : en l’occurrence, les fiers larbins du progressisme se nomment fact-checkers. Leurs méthodes, ou plutôt leur méthode, est très simple : taxer de complotisme toute idée, tout argument, tout fait qui tend à dévoiler la manipulation totalitaire. Et ainsi complexer, intimider, donner mauvaise conscience à ceux qui, faisant usage de leur cerveau, refusent de dire Amen à la Sainte Parole Médiatique. C’est un boulot à plein temps. Aujourd’hui plus que jamais. Qui requiert un enthousiasme, une énergie, une ardeur à mentir vraiment hors du commun. De ce point de vue, les fact-checkers sont admirables. C’est déjà ça.

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