Dernière chance

 Nul autre qu’Éric Zemmour n’est en mesure, contre la tyrannie des bobos, de sceller l’alliance des beaufs et des bourgeois. Des gilets jaunes et des serre-tête. D’Hénin-Beaumont et de Versailles. Pour, enfin réunis, déchiqueter le camp de l’anti-France. Si Zemmour n’y va pas, la France est morte.

En même temps

 Vous aviez le choix entre la précaution et la mort. Vous avez choisi la précaution ; et vous en êtes mort. Ainsi pourrait-on paraphraser Churchill. Car il est déjà mort celui qui, par peur de mourir, renonce à vivre. C’est ce que nous faisons. Ou, tout au moins, ce à quoi nous consentons. Cette vie que nous prétendons chérir, et à laquelle nous sacrifions tout ce qui fait le sel de la vie, n’est pas la vie : elle est la perpétuation absurde de notre existence organique. Nous sommes un peuple de morts-vivants.

Servilité

Tout totalitarisme engendre ses larbins. Ses petits serviteurs dociles et sourcilleux, zélés jusqu’au délire, tout ivres de servir le maître de l’époque et de lui montrer en toute occasion qu’ils lui sont parfaitement, intégralement, inlassablement soumis. Dépersonnalisés. Truffés de propagande jusqu’au dernier neurone. Laquais irrémédiables, ces archétypes de la servitude volontaire se trouvent ainsi un but dans la vie, ou plutôt l’existence : propager la doxa, et terroriser ceux qui ont l’impudence de la contester.

Le totalitarisme progressiste ne fait pas exception à cette loi de génération de médiocres serviles et vétilleux qui viennent, bien rampants, se mettre à son service : en l’occurrence, les fiers larbins du progressisme se nomment fact-checkers. Leurs méthodes, ou plutôt leur méthode, est très simple : taxer de complotisme toute idée, tout argument, tout fait qui tend à dévoiler la manipulation totalitaire. Et ainsi complexer, intimider, donner mauvaise conscience à ceux qui, faisant usage de leur cerveau, refusent de dire Amen à la Sainte Parole Médiatique. C’est un boulot à plein temps. Aujourd’hui plus que jamais. Qui requiert un enthousiasme, une énergie, une ardeur à mentir vraiment hors du commun. De ce point de vue, les fact-checkers sont admirables. C’est déjà ça.

Délire complotiste

 Le Covid est un virus qui présente 0,05 % de chances de tuer celui qui l’attrape ; et qui, dans la plupart des cas, ne provoque aucun symptôme.

Il n’y a donc aucune justification sanitaire au calvaire que les gouvernants font subir à leurs administrés. Aussi, il reste trois explications : 

1. Nos gouvernants nous haïssent ;

2. Nos gouvernants nous méprisent ;

3. Nos gouvernants veulent nous faire souffrir au point que même les plus fougueux réfractaires au vaccin finissent par l’implorer, si c’est le seul moyen de mettre fin à ce supplice.

Les trois explications ne sont pas incompatibles (la 2. et la 3. vont d’ailleurs ensemble).

Toutes trois présentent l’avantage de démasquer les néo-bas du front : ces anémiés du cervelet qui, incapables de réfléchir à un discours qui diverge de leur catéchisme médiatique, ne savent qu’y faire une réponse aussi courte que leur pensée : « Complotiste! » 

Bébécratie

Le 21 janvier 1793, le roi Louis XVI était décapité. Il avait pourtant, et depuis longtemps, perdu la partie. Mais cela ne suffisait pas.

Le 21 janvier 2021, le président Trump quittera son mandat humilié, diffamé, calomnié, détruit. Symboliquement décapité. Il a pourtant, lui aussi, perdu la partie. Mais cela ne suffit pas.

Cette fureur vengeresse qui s’acharne sur Trump et sur le roi Louis XVI n’a rien de rationnel : elle est purement psychique. Elle est un avatar de la guerre souterraine qui agite l’Occident depuis près de trois siècles : la guerre des bébés contre les adultes. Des enfants contre les pères. Le père, être dense et compétent, offense à l’hyper-narcissisme du crétin vide et impotent qu’est le bébé. Le père, cruel désaveu des chimères de toute puissance de l’enfant en bas-âge. Le père, incarnation de l’interdit. De l’autorité. De la contrainte. Le père, qui apprend à l’enfant à dompter ses pulsions. Lui enseigne l’humilité, la tempérance, la compassion. Le père, rempart à la barbarie.

C’est ce rempart à la barbarie qu’il s’agit d’abattre — dans tous les sens du terme. C’est pour jouir sans entrave, et s’admirer sans réserve, que les bébés d’Occident s’emploient à détruire la famille (condition d’existence du père), salir leurs ancêtres (bien trop grands pour eux), déboulonner leurs statues, autodafer leurs livres, et disqualifier une à une les figures d’autorité (la dernière en date étant bien sûr la police, il faut vivre dans une grotte au Néolithique pour ne pas l’avoir remarqué). C’est dans ce mouvement général de meurtre des pères que s’inscrit le lynchage inouï de Donald Trump par les bébés progressistes — pléonasme. La férocité que déchaînent ces bambins colériques est à la mesure de leur haine du père. Leur rage non pas de vaincre Trump, mais de l’avilir et de le tuer, est l’une des innombrables manifestations de leur psychisme pré-œdipien : de leur désir furibond de tuer le père.

En triomphant de Trump, le camp des bébés a remporté une victoire décisive. Il possède désormais un trophée redoutable. Il ne le lâchera pas. Car le sort qu’il fera subir à Trump servira d’exemple. D’avertissement. Tous les pères, et plus généralement tous les Occidentaux adultes qui refusent l’infantilisation du monde — c’est-à-dire sa barbarisation — doivent savoir que s’ils ne font pas profil bas, ils finiront déchiquetés par la horde des bébés.

Le 21 janvier 1793, le père des pères des Français était décapité par les bébés révolutionnaires. Quelques mois plus tard, ces derniers déferlaient sur la France, et exterminaient les réfractaires à leur avenir radieux. La Vendée devenait le théâtre du premier génocide de l’Histoire.

La 21 janvier 2021, l’un des derniers pères que compte l’Occident sera décapité par les bébés progressistes…

Juger l'arbre à ses fruits

 Le catholicisme a produit des saints. Par milliers. Qui sont les saints du progressisme ? Jack Lang ? BHL ? Attali ? Cohn-Bendit ? Taubira ? Olivier Duhamel ? Ces gens-là, en tout cas, ne sont-ils pas la quintessence du progressisme ? Les plus fidèles représentants, les plus éloquents révélateurs de ce que devient l’homme, en régime progressiste ? Ne nous montrent-ils pas les sommets d’humanité où conduit leur idéologie ?

Néo-barbares

 Aux hommes qui prennent d’assaut le Bataclan avec des kalachnikov, tuent 130 innocents et en laissent 400 estropiés à vie, le Progressiste répond : « Vous n’aurez pas ma haine. » 

À la femme qui prend d’assaut le Capitole sans arme et sans violence, et se fait abattre sans sommation, le Progressiste-féministe répond : « Tu l’as bien mérité. »

Ceux qui, à ce stade de l’Histoire, n’ont pas encore compris que le Progressisme est le cheval de Troie de la barbarie — que le Progressisme, c’est la barbarie — ne comprendront plus rien à la suite de l’Histoire.

Fraternité

Les émouvants amis du genre humain qui justifient la mort d’Ashli Babbitt par le fait qu’elle ait enfreint la loi sont donc pour la peine de mort. Plus précisément, la néo-peine de mort : la peine de mort à l’ancienne était prononcée après une longue instruction. L’épuisement de tous les recours de la défense. Et, enfin, l’élaboration circonspecte et sophistiquée d’un jugement. Par des juges expérimentés…

La néo-peine de mort dont se réjouissent nos doux humanistes progressistes, fraternels et bienveillants (quintuple pléonasme) est nettement plus expéditive. Plus fluide, diront-ils. Pour s’en féliciter. On n’arrête pas le Progressisme. Surtout quand il construit une si touchante humanité.

white lives don't matter

Le soulèvement héroïque et pathétique du Capitole est l’ultime soubresaut de l’homme blanc. Du petit blanc, j’entends. C’est-à-dire du gilet jaune. Celui qu’on pousse bien gentiment dans les poubelles de l’Histoire. Celui à qui l’on fait sentir qu’il n’est qu’un sale déchet. Un pauvre étron anachronique. Reliquat méprisable d’un passé haïssable. Celui à qui tous les horizons sont fermés. L’ascenseur social interdit. Les quotas refusés. Celui qui n’a pas d’avenir parce qu’il est le passé, le sale passé, l’ignoble passé raciste, colonialiste, machiste et nauséabond. Celui qu’on a dépossédé de tout, son fric, son héritage, son futur, sa dignité, et jusqu’à son dernier atome d’espérance.

Petit blanc cerné de toutes parts par le mépris et par la haine. Ratatiné entre l’enclume des minorités et le marteau des élites. Tabassé par les racailles, fascisé par les médias. Et sommé au plus vite de crever en silence. D’accepter les crachats, les sarcasmes et les coups comme ses conditions normales d’existence. Amplement méritées, pour une ordure de son espèce.

Petit blanc qui met un genou à terre. Qui capitule. Qui abandonne. Brisé par un système beaucoup trop fort pour lui. Où se plaindre, en effet ? A qui se plaindre ? S’il se plaint, on le traitera de fasciste. On lui reprochera de tenir un discours anti-élites, de se comporter comme les antisémites dans les années 30, d’aspirer au retour des heures les plus sombres de notre histoire. Dans un rictus dédaigneux, on lui rappellera qu’il est de ces gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel, choses éminemment suspectes au XXIe siècle… dépassées… rétrogrades… Poubelle.

Tout cela, il le sait. Il sait qu’il est la peste brune, qu’il est un putschiste, qu’il est un séditieux et qu’il est un raciste. Ces imputations sont injustes, injustes à hurler, mais il ne peut rien faire contre le torrent des caricatures : il ne possède ni les mots, ni le talent rhétorique, ni surtout le temps d’antenne… Jamais on ne lui tend le micro… sauf le micro-trottoir, bien sûr… Quelques secondes bien ricaneuses, et puis s’en va… c’est dans la boîte… rires du public… Son compte est bon.

adapté de Dignité