Pas d'amalgame ?

Un élu FN musulman a tiré des coups de feu contre une mosquée un resto vegan. Il était un grand admirateur de Zemmour Mahomet.
Quand le journalisme officiel traitera l’information avec une telle impartialité, il retrouvera peut-être un peu de crédibilité. En attendant, il ne doit pas s’étonner d’être considéré comme une gigantesque agence de propagande collaborationniste. 

Tartuffe Akbar

 
Je recueille avec zèle un homme en sa misère
Je le loge, et le tiens comme mon propre frère ;
De bienfaits chaque jour il est par moi chargé ;
Je lui donne ma fille et tout le bien que j’ai ;
Et, dans le même temps, le perfide, l’infâme,
Tente le noir dessein de suborner ma femme,
Et non content encor de ces lâches essais,
Il m’ose menacer de mes propres bienfaits,
Et veut, à ma ruine, user des avantages
Dont le viennent d’armer mes bontés trop peu sages,
Me chasser de mes biens, où je l’ai transféré,
Et me réduire au point d’où je l’ai retiré.
 
Molière, Le Tartuffe, acte V, scène III

 

Nous y voilà. Voilà le réel. Formulé par ceux-là mêmes qui, pendant plusieurs décennies, nous assuraient qu’il n’y avait pas de problème. Et nous déclarent maintenant qu’il n’y a pas de solution.

Mais peu importe : voilà le réel. Les brumes de l’utopie se dissipent. La réalité se dessine. Lentement, ses contours se précisent. La société multiculturelle laisse place à la société de vigilance. Le vivre-ensemble au vivre-inquiet. Insensiblement, nous glissons de « L’immigration est une chance pour la France » à « Depuis le début de l’année, cinquante-neuf attentats islamistes ont été déjoués ». De « L’islam est tolérant, ouvert, pleinement compatible avec nos valeurs et la République » à « L’administration seule et tous les services de l’État ne sauraient venir à bout de l’hydre islamiste ».

Voilà donc le réel. Finie la propagande. La France black-blanc-beur, c’est la France de la peur. La France black-blanc-beur, c’est la France de l’aigreur. C’est la France hystérique où, en une semaine, peuvent se tenir 85 débats télévisuels sur le voile islamique. C’est la France où on se déchire, où on se menace, où on s’insulte. La France où on se tue. La France où des Français égorgent des Français.

Il est temps de traduire la novlangue orwelienne : « vivre-ensemble » signifie « mourir-égorgé ». « Vivre-ensemble » signifie « guerre civile ».

Une guerre civile que même les plus brillants acrobates de la langue de bois (d’Emmanuel Macron à Jacques Attali en passant par François Hollande) évoquent désormais sans détour ; une guerre civile qui, d’après ces spécialistes du déni en guérison (il ne faut donc pas leur en demander trop), serait imputable à ceux qui font des « amalgames entre les questions d’immigration, de radicalisation, de communautarisme et de laïcité ». Et uniquement à ces salauds.

Il est vrai que considérer le communautarisme comme une conséquence de l’immigration relève d’une tendance pathologique à l’amalgame. Que qualifier ce communautarisme de musulman dénote une extraordinaire ignorance des réalités. Il est vrai, surtout, qu’il faut être doté d’un câblage singulièrement tortueux pour poser l’équation « immigration musulmane => communautarisme musulman ». Quant à estimer que ce communautarisme musulman aurait un lien avec des attentats commis aux cris de « Allah Akbar », c’est manifester une confusion mentale qui frise la folie pure. L’asile psychiatrique n’est pas loin.

Tenez-vous le pour dit : si, quarante ans après avoir ouvert les vannes d’une immigration islamique massive, le peuple français se fait massacrer aux cris de « Allah Akbar », ce n’est en aucun cas à cause de cet islam. C’est à cause des amalgames.

Oui, c’est à cause des amalgames que nous avons eu le Bataclan. C’est à cause de leurs amalgames que des dizaines de bobos anti-amalgames se sont fait rafaler à la kalach sur la terrasse de leur resto vegan. C’est à cause de leurs amalgames qu’un 19 tonnes a réduit en compote des familles entières sur la promenade des Anglais. Et c’est à cause de ses amalgames que le père Hamel a été égorgé. Et tous les attentats et tous les carnages et tous les étripages commis au nom d’Allah en Afghanistan, en Syrie, au Nigeria, au Pakistan, en Irak, en Libye, au Mali, en Égypte, au Yémen, sont des protestations contre les amalgames. Et si l’État islamique viole des fillettes, tue leurs pères à la perceuse et crucifie leurs mères, c’est à cause de leurs amalgames. Et Mahomet lui-même, il y a 1 400 ans, faisait couler le sang à cause des amalgames. Mahomet massacrait à cause des amalgames. Mahomet égorgeait à cause des amalgames. Mahomet violait à cause des amalgames. Pendant de longues années, on vous a menti : « Allah Akbar » ne signifie pas « Dieu est grand ». « Allah Akbar » signifie « Y en a marre des amalgames ».

Ne faites pas d’amalgame, donc. Et tout ira bien. Ne critiquez pas l’islam, et tout se passera bien. Ne vous opposez à aucu…

… restons entre esthètes : la suite est réservée à ceux qui savent vraiment apprécier ma plume. Explications :

Vide

Pourquoi la France ouvre-t-elle ses frontières à l’Islam ?
Pourquoi la Hongrie s’y oppose-t-elle ?

La réponse tient en un mot : déchristianisation.
Une histoire de vide et d’appel d’air…

Diagnostic

Notre problème n’est pas politique. Il n’est pas institutionnel. Notre problème ne se résoudra ni par des lois ni par des débats télévisuels. 

Notre problème est civilisationnel. C’est-à-dire religieux. Notre problème tient en une phrase : « Détruisez le christianisme et vous aurez l’islam. » (Chateaubriand)

Bossuet 2019

Le peuple français pleurniche. Le peuple français rugit. Le peuple français beugle contre l’islamisation. Le peuple français braille contre Macron. Le peuple français conspue Castaner. Le peuple français vitupérait Hollande. Le peuple français haïssait Chirac… Perpétuellement, le peuple français cherche à faire tomber des têtes. Perpétuellement, le peuple français cherche des responsables.


Mais de responsable, il n’y en a qu’un : le peuple français.
C’est le peuple français qui, par ses votes, a créé cette situation.
Et c’est le peuple français qui, par ses votes, va la prolonger.

Prudence

La prudence est l’alibi des lâches
Bernanos

Attaque mortelle au couteau. L’assassin était musulman, refusait de saluer les femmes, et a procédé par égorgement. L’enquête se poursuit pour déterminer les causes du drame.

Accident mortel de la route. Le conducteur avait 4 grammes d’alcool dans le sang et roulait à 200 km/h. L’enquête se poursuit pour déterminer les causes du drame.